Rodolfo Chikilicuatre

 

Né à Buenos Aires en 1972, le jeune Rodolfo est plongé dans la musique dès son plus jeune âge.

Son père, un sténographe renommé, apprend à jouer du basson à l’age tendre de trente-sept ans et transmet sa passion pour la musique au petit Rodolfo.

À trois ans déjà, celui-ci joue de la guitare avec beaucoup d’énergie. Il se décidera quelques temps plus tard à y mettre des cordes, ce qui constituera le début de son idylle avec la musique.

Après avoir joué dans certains des locaux les plus en vogue de Ciudad Juárez et d’Albanie, Rodolfo Chikilicuatre atterrit en Espagne, pays qu’il a tant convoité dans ses rêves. Une fois sur le territoire ibérique, il compose son hymne générationnel « Baila el chikichiki » qu’il accompagne d’une danse entraînante inspirée par son neveu, Rodolfo Chikilicuatrito Jr., et de paroles audacieuses reflétant les inquiétudes sociales de l’auteur. Le morceau a rapidement séduit le public grâce à son sens innovateur de la métrique et du rythme.

Selon les propres mots de Chikilicuatre, participer à l’Eurovision est un rêve devenu réalité ou une réalité convertie en rêve.

 

 

Baila el Chiki-Chiki est une chanson de Rodolfo Chikilicuatre, un personnage interprété par David Fernandez Ortiz, qui a représenté l'Espagne pour le Concours Eurovision de la chanson 2008 à Belgrade (Serbie). Elle a terminé en seizième position du concours, avec 55 points.

La chanson est une parodie du style de danse « perreo », caractéristique du reggaeton, et contenant des références politiques humoristiques à José Luis Zapatero, Mariano Rajoy, Hugo Chávez et Juan Carlos Ier ("¿Por qué no te callas?"). Les paroles furent semble-t-il modifiées, les références politiques étant interdites dans le cadre du concours.

Il invite les danseurs de Chine, Alcorcón, Argentine, Serbie et Oregon à danser avec Bardem, Banderas, Almodóvar, sa mère, sa grand-mère, son frère, sa sœur et son amie mulâtre qui dansent avec une petite culotte à la main, les pas de la Macarena, du brikindans (breakdance), du crusaíto, de maiquelyason (Michael Jackson), de robocop et du perreo...

Dans le clip original, Rodolfo apparaît avec une coiffure style Elvis Presley, avec une mini-guitare jouet, dansant le perreo. Derrière lui apparaissent une série de vidéos toutes tirées de YouTube.

Dans le clip final (et dans les interprétations en plateau de la chanson), au contraire de l'original, Rodolfo danse toujours accompagné par ses deux danseuses « Disco » et « Gráfica ».